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Affichage des articles du avril, 2014

A la mémoire des déportés -- Auschwitz-Birkenau (plus un bonus à la fin pour une amie)

Aujourd'hui, lundi 17 mars 2014, moi, Johan Banzouzi, simple élève de terminale littéraire, auparavant pas très intéressé par la question du génocide et des autres crimes de guerre, car trop occupé par ses causes et les idéologies des protagonistes de celle-ci, j'ai eu la chance de visiter les camps Auschwitz et Birkenau en Pologne. Au delà de l'étonnement provoqué par les révélations des actes nazis, cette visite a éveillé en moi un appel à une étude rationnelle, donc, proprement philosophique des faits. Les conditions de vie et de mort, m'ont touché au plus haut point, et amoureux de la philosophie que je suis, je me suis décidé à faire deux choses en même temps. Il s'agira donc de rendre hommage aux victimes des nazis et d'insérer un point de vue philosophique dans l'histoire. Ce sera donc un hommage philosophique dans lequel je m'adresserais directement aux déportés, car ils sont après tout, les premiers concernés.  Il est neuf heures quarante,

Cet horizon fuyant qui nous attend.

« Il y a toujours ce moment durant lequel tu n'as rien à faire, tu tournes en rond, tu regardes la télé et tu te rends compte qu'en fait, rien de ce qui s'y passe  ne t'intéresse, ni ne te concerne vraiment. Alors tu te tourne vers le monde extérieur en regardant par la fenêtre. Le paysage lointain a l'air si beau vu de là ou tu es. Tu as une folle envie d'y aller, mais au fond, tu le sais, ce que tu y trouvera ressemblera terriblement à ce qu'il y a là où tu es. Le monde a l'air si petit mais pourtant énorme aussi vu d'où tu es, pourtant tu as la certitude que quelque part, d'autres choses t'attendent pour être vécues. C'est ainsi qu'arrive cette tristesse due à un manque qu'on arrive pas tellement à expliquer tant sa provenance et les choses qui pourraient la satisfaire nous sont inconnues, que l'on appelle la mélancolie, ou si l'on veut être plus précis, la nostalgie : je sais que quelque chose me manque, quelque chose

Le monde a-t-il besoin de moi ?

Le "monde" est objectivement définit comme l'ensemble des réalités matérielles qui constituent l'univers, autrement dit toute la matière physique. En phénoménologie, le monde désigne un horizon de sens pour l'Homme, autrement dit une structure de sens visée par l'homme comme horizon de son action et de ses projets. Le "moi" désigne ici, mon existence, ma conscience, tous mes états intérieurs, mes sentiments. Le terme "besoin", désigne ce qui manque à une chose pour se compléter. On comprend dès lors que se demander si le monde a besoin de moi, en parlant de la première définition, est insensé, car l'univers est trop vaste et énorme pour avoir besoin d'un petit être comme moi. Cependant, si l'on prend la seconde définition, la question prend une toute autre tournure, car, après tout,  je ne suis pas un Dieu pour pouvoir observer l'univers tout entier, donc, le monde est aussi et avant tout ce que je vois à travers mon existe