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Articles

Affichage des articles du septembre, 2014

Se Transcender ( Rencontre entre Sartre et Nietzsche ) Qu'est-ce qu'une vie réussie ?

« Dans la vie, on peut parfois avoir l'impression d'être fini, d'être arrivé au bout à travers notre réussite par exemple, ou même, dans le cas contraire, après un nombre incalculable d'échecs, on peut penser qu'il n'y a plus d'espoir pour nous, que nous resterons les mêmes jusqu'au bout puisque quoi que l'on fasse, rien ne fonctionnerait. A voir les choses ainsi, peu de perspectives s'ouvrent à nous dans la mesure où, comme le dit le proverbe « on ne se refait pas », ou « on est ce que qu'on est ». Pourtant, une grande question se pose derrière cette conception de l'existence, car elle suppose que l'existence est un cercle clos dans lequel il y a deux possibilités ; la réussite ou l’échec, et que nul ne peut, en allant contre la force des choses, lutter contre l'atteinte de l'une de ces deux possibilités. Concevoir l'existence ainsi, c'est donc se placer du côté de la destinée, c'est à dire, de l'idée

Peut-on concevoir un monde sans l'homme ? - ( Seconde proposition de traitement )

Introduction : Concevoir, c'est élaborer une chose dans son esprit, et la réaliser ou la faire se réaliser. Un homme élabore par exemple dans son esprit, une chaise, il s'en forge une image abstraite qui préexistera à la chaise réelle et concrète qu'il construira ensuite, donc qu'il rendra réelle. Le monde, désigne l'ensemble de tout ce qui existe de manière concrète. Concevoir une chaise, reste donc possible pour un homme, mais concevoir "un monde", semble à priori absurde et dépasser, en terme de possibilité, la condition humaine. Concevoir, comme nous l'avons vu, nécessite une opération spirituelle, et, l'homme, possède bien l'outil nécessaire (l'esprit) pour se forger l'image d'un "monde", mais ne semble pas posséder la puissance nécessaire pour le réaliser. Créer, c'est faire exister quelque chose qui n'existait pas encore, or, et on le sait, le monde préexiste à la conscience. Il semble donc plutôt logiq

Liberté et Temps

« Je ne puis désirer la liberté de tous, sans mettre en même temps de côté ma liberté individuelle. De même que je ne puis choisir de faire ceci, sans nier en même temps cela. C'est pourquoi je ne puis aimer une femme, sans refuser en même temps d'en aimer une autre. Toute action, comme on le voit, est donc, en soi, une limitation nécessaire de ma liberté future. C'est là l'un des caractères paradoxales de la liberté. Elle est une réalité concrète, qui se limite sans s'épuiser pour autant.  Sartre définit la liberté comme le mouvement par lequel chaque homme se réalise lui-même, mais la définit d'une manière bien spécifique, puisque avec lui, notre conception si positive de la liberté disparaît. « L'homme est condamné à être libre », c'est à dire que la liberté n'est plus une quête, un but que l'on suit, mais la condition même de notre vie. Que la liberté ne soit plus une quête, mais une condition, cela signifie que chacun de nos actes est u

Le Jugement Dernier d'un point de vue existentialiste

« On meurt toujours trop tôt ou trop tard. Et cependant, la vie est là, terminée : le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie. » Jean-Paul Sartre, Huis Clos  Le jugement dernier, d'après l'opinion religieuse, est ce jour où se manifestera aux humains, le jugement transcendant de Dieu sur leur pensées et sur leurs actes. Le fameux jour où « tout se paye », et où il faut assumer les conséquences de sa propre existence sur Terre. D'un point de vue purement religieux, ce jour est à craindre, et c'est par rapport à la crainte de ce jour que notre existence se forme. Comme le réclame la religion, il faut accomplir la morale divine, afin d'être récompensé lors du jugement. Ne pas le faire, se paye de la punition suprême ; l'ouverture des portes de l'enfer.  L'idée de notre réflexion actuelle, est de se livrer à une interprétation purement existentialiste du jugement dernier. On se demandera donc de la même

La philosophie est-elle à craindre ? - Immersion dans la pensée de Kant et d'Aristote et Introduction générale à la philosophie pour les futurs élèves de terminale

Quand on est en classe de première, l'une des craintes du passage en terminale, est la philosophie. Cette fameuse discipline crainte par les étudiants des années précédentes, qui y voyaient eux également le cauchemar des années lycée. Mais d'ou vient cette crainte ? Craindre, c'est appréhender, redouter une chose, en tant qu'elle n'est pas encore là. Mais finalement, à bien y réfléchir, on remarque que cette crainte est due à une méconnaissance, elle-même due, à une méprise sur ce qu'est la philosophie. On confond en effet volontiers l'enseignement philosophique, et ce qu'est la philosophie. Si l'on interrogeait les futurs élèves de terminale sur les raisons pour lesquelles ils redoutent tant la philosophie, il est certain que les réponses seraient à peu près identiques : " cela réclame une intelligence hors du commun". Mais pourquoi les élèves en arrivent-t-il à voir la philosophie comme un paresseux voit le sport ? A cette question, je r