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Peut-on faire confiance aux témoignages d'amour?

La confiance désigne de façon générale, l'absence de crainte que nous inspire une chose ou quelqu'un. Faire confiance à quelqu'un, c'est être certain qu'il ne fera rien qui pourrait nous causer du tort. En d'autres termes, accorder de la crédibilité à une de ses promesses ou un de ses geste. Un témoignage, quant à lui, est un discours, ou, dans le sens qui est le notre, peut être interprété comme un ensemble d'actions mimant une réalité quelconque. En effet, "témoigner" de quelque chose, c'est donner l'air de quelque chose. Si je dis des actes de quelqu'un qu'ils témoignent de son affection pour moi, cela signifie que la façon dont il se comporte avec moi me prouve, ou du moins, me donne l'impression qu'il a de l'affection pour moi. Seulement, comme on peut le remarquer, il y a au cœur de ces deux termes : confiance et témoignage, ce qu'on appelle de l'incertitude. Car en effet, faire confiance c'est inte
Articles récents

La souffrance étouffée des hommes de la classe moyenne

Le sujet de cet article me tient à cœur car j'en rumine le contenu et les idées depuis assez longtemps. Cette réflexion parle de moi et de mes semblables de la classe moyenne qui vivent la même chose. Lorsque l'on est issu de la classe moyenne, tout se passe comme si l'avenir était incertain. On est ni trop pauvre ni trop riche. On se situe simplement au cœur de la lutte pour la survie sociale avec une propension à l'échec bien plus élevée et forte que les perspectives de réussite. Dans toute cette agitation, c'est du sort des hommes et non des femmes dont je voudrais parler. Il y a, je crois, une réalité pour l'individu masculin de la classe moyenne dont on ne rend pas assez compte. Je veux parler de ce qui repose sur les épaules de cet individu sous prétexte qu'il est un homme et que ces derniers ont les épaules censées supporter n'importe quelle charge et à n'importe quel prix.  Ce sont les mœurs qui ont apporté cette tradition cruelle q

Etre ou ne pas être

Le désir, de quelque nature fusse-t-il, me rapproche d'autrui mais m'éloigne de moi-même. Chaque pas que je fais pour aller vers l'altérité en général, m'éloigne de ce qui me définit. Parce que pour accepter la différence , je dois nécessairement faire taire en moi ce qui pourrait constituer une barrière et m'empêcher de nouer des liens, de découvrir et me rapprocher.  Aussitôt que je me rapproche de ce qui est différent, je m'éloigne subrepticement de mes valeurs, de ce qui constitue cette chimère que l'on appelle "personnalité". Si bien qu'en réalité, l'altérité représente le seul chemin possible vers une autre version de moi-même, au prix de l'oubli de ce que j'ai été. Chaque habitude et chaque mécanisme qui régissaient jadis, mon être, une fois estompés, me font renaître comme quelqu'un de nouveau. De sorte qu'en m'éloignant de ce j'ai pu être par le passé, je me rapproche d'une version encore inconnue de

La conscience par Descartes - Introduction au thème du « moi »

René Descartes Introduction à la problématique :      Etre conscient signifie pour l'homme pouvoir se penser lui-même, avoir un certain regard sur lui-même. Grâce à cette faculté, on ne peut plus considérer l'homme comme un «objet», c'est à dire quelque chose qui n'a pas conscience d'être. Puisque l'homme, grâce à sa conscience, devient justement l'être qui, par excellence, va pouvoir s'interroger sur les objets, s'interroger sur le monde qui l'entoure. On peut donc définir la conscience comme une distance, un creux qui sépare l'homme du monde, tout en le mettant en relation avec ce dernier. Le premier réflexe en philosophie, c'est de s'interroger sur la valeur de la conscience, c'est-à-dire sur ce qu'elle implique et ce qu'il faut en tirer, mais aussi sur ce qu'elle est tout simplement : un fait, une substance ?  Etre conscient ne signifie pas seulement avoir conscience de soi-même et du monde, mais aussi avoir

2000 - La fin d'une ère

Lauryn Hill Comment ne pas être nostalgique du début des années 2000, lorsque l'on parle de musique ? J'aurais voulu que les générations actuelles puissent connaître cette époque si riche en termes de variété musicale. Ce fut clairement une époque durant laquelle les goûts musicaux n'existaient pas. Chacun était apte à apprécier et pouvait écouter des musiques de tout genre.  On se contentait simplement de laisser tourner MCM ou TRACE TV en boucle tout l'été. Quelle époque formidable. Y repenser me rend nostalgique et me déçoit de l'univers musical d'aujourd'hui. Non pas parce que la musique serait moins bonne aujourd'hui mais parce qu'elle porte en elle, une sorte de snobisme, d'esprit de clan : une musique communautaire et sexualisée écrite pour un groupe social déterminé.   L'un des plus grands exemples qui témoignent de ce changement réside dans le fait que, par le passé, il n'était pas aussi compliqué qu'aujourd'hu

Carpe Diem

Plus puissant que la beauté au sens physique, il y a le charme. Je n'ai jamais trouvé plus puissant élément que le charme. Qu'est-ce que le charme ? C'est un ensemble de qualités qui ressortent de l'attitude, de la façon d'être  d'une personne. Lorsque je parle de qualités, je sous-entend qu'elles n'existent que vis-à-vis d'une autre personne qui les perçoit. Car il n'y a de charme de la part d'une personne, que pour une autre. Ainsi, ce qui est source de charme pour une personne peut être source de répulsion pour une autre. Mais une chose reste certaine, c'est que ce qui fait le charme de chacun, est quelque chose de bien enfoui, de dissimulé au plus profond de lui. Et le charme ne se simule pas puisqu'il relève, au contraire, de ce qu'on ne peut pas cacher, même en y mettant toute sa volonté.   Le charme, c'est la puissance qu'une personne dégage à son propre insu. Pour être plus clair : nul ne sait ce qui fait son

Suis-je ce que la société a fait de moi ?

Jean-Paul Sartre disait qu'une personne ne demande conseil que lorsqu'elle a déjà pris sa décision. Aussi inconscient que cela puisse être, on cherche parfois des réponses qu'on a déjà trouvé. Et il se pourrait peut-être même que, sans le savoir, on cherche un conseil auprès de quelqu'un simplement pour confirmer la décision qu'on a pris sans vouloir admettre qu'on l'a bel et bien pris. Aussi, sera-t-on moins enclin à intégrer un conseil qui ira à l'encontre de la voie que l'on s'est soi-même choisi.    Si le raisonnement proposé ci-dessus est vrai, et si comme l'avance Sartre, la liberté est dans tous les cas, absolue et inaliénable, alors on n'a pas la légitimité morale de prétendre que c'est le conseil d'un autre individu qui a mené quelqu'un à une certaine chute, puisque son choix était déjà déterminé par ses soins au préalable. Il est donc responsable de sa chute ainsi que de la valeur et de la crédibilité qu'il a