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Articles

Affichage des articles du 2016

L'esprit est-il un habitant du corps ?

L’esprit est un concept si complexe qu’on en a trouvé des définitions plus ou moins différentes à travers le temps et l’histoire de la philosophie. Sa complexité est encore existante de nos jours puisque parfois même, l’on constate que l’on utilise plusieurs mots pour parler d’une même chose. Personnellement, j’ai toujours perçu le terme « esprit » comme le mot religieux pour parler de « la conscience ».  Religieusement, l’esprit est vu, au même titre que le corps, comme une création de Dieu. La seule différence étant qu’ils bénéficient tous deux de statuts différents face au Créateur. En effet, l’esprit est religieusement l’être qui emprunte un corps éphémère. Le corps, lui, n’est qu’accessoire : pure chaire périssable et voué à la finitude tandis que l’esprit est appelé à la vie éternelle selon l’usage fait du corps sur Terre.  Mais cette vision de l’esprit doit nécessairement être dépassée si l’on veut définir la chose concrètement. Je disais plus haut que l’on utilisait parf

Quand la mort engendre la foi.

La mort génère tant de souffrance et de surprise lorsqu’elle apparaît brusquement, que l’être humain, dans la crainte qu’il ressent vis-à-vis d’elle, met inconsciemment en place des moyens pour se donner l’impression qu’il la maîtrise. Nous perdons un proche, une connaissance, ou quelqu’un que nous côtoyions très peu mais assez souvent pour ressentir l’émotion provoquée par le choc de sa disparition, et tout de suite, notre corps tout entier se met à trembler et à nous faire penser. Nous nous disons « je pressentais qu’un drame allait se produire ». Cette attitude est un aveu d’impuissance face à un événement qui, justement, ne nous touche et nous affaiblit que dans la mesure où nous ne pouvons pas décider de son apparition. Nous ne luttons pas seulement contre la mort, mais contre la méconnaissance. Que quelqu’un soit mort ne signifie pas simplement que nous ne nous reverrons plus, mais aussi que nous sommes condamnés à vivre en nous demandant si cette personne existe encore quelqu

Les réseaux sociaux sont-ils un piège? Les artistes derrière les réseaux.

J’imagine ma vie sans ce tweet, sans ce post sur facebook, sans cette story snapchat. Aurais-je autant d’amis ? Serais-je heureux comme j’ai l’impression de l’être ? Et puis, dans le fond, suis-je réellement ? Il y a comme une distance, un déchirement entre ma vie réelle et la vie que je mène derrière mon écran. Assis là, sur mon fauteuil, face à mon ordinateur, je deviens comme le possesseur d’un monde dans lequel mon alter ego est sous mon contrôle : je me domine moi-même par l’image que je suis apte à rendre au cybermonde. Je ne suis plus cet homme que l’on croise dans la rue ; je ne suis plus que ce tweet, ce like, cette vidéo dans laquelle je me mets en scène. J’ai, avec le temps compris quel était le réel pouvoir des réseaux : philosophes, sociologues et autres scientifiques ont élaborés théories et théories sur le pouvoir entretenu par ces entités sur nous, mais moi, j’ai découvert la vérité. Il n’y a rien à craindre des réseaux, et ils n’ont aucun pouvoir sur nous, puisq