Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du juillet, 2014

Lettre à une femme

« C'est l'homme rêvé, il correspond parfaitement à tes critères. Il a la côte auprès de toutes les filles, elles sont toutes jalouses de toi car tu le possèdes.. Jusqu'au jour où tu croise un homme simple, qui ne te regarde même pas, et qui ne semble même pas être intéressé par les filles, et pourtant il te plait, il te plait alors qu'il est tout le contraire de ce que tu voudrais qu'il soit, tout le contraire de l'homme avec qui tu es. Es-tu en train de devenir folle ? Non, tu viens juste d'aimer quelqu'un pour de vrai, c'est à dire, sans comprendre pourquoi. Tu as beau te dire  : « je ne peux pas, je ne veux pas, je ne dois pas », c'est plus fort que toi, et ça fait mal, et pourquoi ça fait mal ?  Parce que l'amour, le vrai, ne fait pas que du bien, il se nourrit de souffrance. Si tu souffre, ce n'est pas parce que tu l'aime, non, c'est parce que c'est plus fort que toi, car on ne choisit pas d'aimer, l'amour ch

Réflexion sur les origines de la conscience morale

« Quand on fait quelque chose de mal et que des voix dans notre tête nous rappellent sans cesse que ce qu'on a fait est mal, nous ne sommes pas victimes d'un Dieu nous donnant des ordres ou une leçon de morale, nous sommes victimes de notre éducation et de notre entourage. Cet espèce de juge intérieur à nous-même se nomme la conscience morale, et elle se construit avec notre éducation et notre expérience. Et quand ce juge nous parle, ce n'est pas Dieu qui parle en nous, c'est la société qui parle en nous, et ces voix qui nous parlent ne nous définissent pas le bien et le mal, mais nous rappellent ce que les autres vont penser de l'acte que l'on vient de commettre. S'il y a un point de départ à la conscience morale, il ne se situe pas hors du monde, donc, il ne se situe pas en Dieu mais fondamentalement dans l'expérience, c'est à dire, dans les autres. Ainsi, à strictement parler, si l'on voulait faire de Dieu l'instigateur de la conscience m

Le désir nous éloigne-t-il d'autrui ?

Introduction : Le désir peut être définit comme la tendance du sujet vers un objet réel ou imaginaire qu'il sait source de satisfaction. Mais comme le montre cette définition, et dans la mesure où le monde est constitué de plusieurs sujets, la possibilité que plusieurs sujets visent le même objet réel, peut provoquer le conflit, conflit qui, nécessairement provoquerait un éloignement et une tension. De même que le désir, dans la mesure où il concerne le sujet, vise une satisfaction individuelle, et la satisfaction semble en ce sens, dépendre de l'égoïsme que ce dernier mettra en oeuvre pour l'obtenir. Ainsi,comme on l'observe au premier abord, le désir nous éloigne bien d'autrui, qui, bien au-delà de désirer comme moi, peut devenir un obstacle à ma satisfaction. Cependant, affirmer que le désir nous éloigne d'autrui, c'est oublier que, paradoxalement, l'une des formes qu'il prend, c'est à dire, l'amour, donc l'élan du sujet vers autrui