Accéder au contenu principal

2000 - La fin d'une ère

Lauryn Hill
Comment ne pas être nostalgique du début des années 2000, lorsque l'on parle de musique ? J'aurais voulu que les générations actuelles puissent connaître cette époque si riche en termes de variété musicale. Ce fut clairement une époque durant laquelle les goûts musicaux n'existaient pas. Chacun était apte à apprécier et pouvait écouter des musiques de tout genre. 

On se contentait simplement de laisser tourner MCM ou TRACE TV en boucle tout l'été. Quelle époque formidable. Y repenser me rend nostalgique et me déçoit de l'univers musical d'aujourd'hui. Non pas parce que la musique serait moins bonne aujourd'hui mais parce qu'elle porte en elle, une sorte de snobisme, d'esprit de clan : une musique communautaire et sexualisée écrite pour un groupe social déterminé. 

L'un des plus grands exemples qui témoignent de ce changement réside dans le fait que, par le passé, il n'était pas aussi compliqué qu'aujourd'hui pour une femme noire au teint foncé voire très foncé (darkskin) de se faire un nom dans la musique. Et toutes celles qui étaient célèbres jadis sont entrées dans le registre de l'oubli (Lil Mama, Mary J. Blige, Missy Eliot). De la même façon, des artistes de tout horizon parvenaient à se faire un nom, même durant un laps de temps très court. Mais aujourd'hui, les mêmes parviennent à régner ou à avoir de l'audience simplement grâce à ce que dégage leur physique. Et surtout lorsque l'on parle d'artistes féminines noires en R'n'B, Rap ou Pop en général, il se fait de plus en plus dur de se faire un nom sans avoir la peau claire (lightskin). Et c'est ce qui, je crois, témoigne de l'altération de nos goûts et notre faculté à juger.  

J'ai connu cette belle époque où les hommes écoutaient Beyoncé aussi bien que La fouine mais tout est en train de disparaître au profit de l'image. Aujourd'hui, on est ce qu'on écoute car la musique est devenue communautaire et identitaire. Cette variété et cette indifférence qui m'ont permis d'apprécier Beyoncé, Kelly Rowland, Monica, Cassie, Mariah Carey, Lauryn Hill et j'en passe, sans être considéré comme un homme étrange n'est plus, et l'esprit musical également.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Suis-je ce que j'ai conscience d'être ? / Qui suis-je ? / Puis-je me connaître ?

Introduction:

  Il n'y a rien de plus certain et de plus important pour un homme que le fait et le sentiment d'avoir une identité. Notre identité, c'est ce que nous affirmons lorsque nous disons «je» ou «moi». Elle renvoie à ce que nous appelons communément, notre «caractère», c'est-à-dire notre manière d'être aux yeux des autres. Avoir conscience de soi n'a donc pas d'autre sens au départ que celui de savoir que nous correspondons bien à ce caractère que nous nous forgeons en existant. Pourtant, ce caractère qui nous semble si certain, peut nous échapper par moment ; nous pouvons nous persuader de faire quelque chose, sans pourtant au moment venu, la réaliser comme prévu. De même nous pouvons dire dans l'embarras, quelque chose de faux, par la simple présence d'une personne que l'on veut impressionner. Ainsi, le «je», ou le «moi» pourraient s'avérer n'être que des illusions résultants d'une méconnaissance de l'influence du monde …

L'homme est-il un être à part dans la Nature ?

 Introduction :
   En concevant la Nature comme un système clos régi par ses propres lois, et en considérant que l'homme, minuscule comparé à elle, en fait partie intégrante, alors il est possible de penser qu'il n'en constitue pas une exception, il est tout comme le reste des êtres vivants, soumis à ses lois, et ne peut ainsi, pas être distingué à la manière d'un « élu ». Pourtant, toujours en considérant l'homme d'un point de vue biologique, mais en ne lui négligeant pas ce qui constitue bel et bien une spécificité en lui étant propre, à savoir la « conscience », un problème se pose puisqu'il ne nous serait plus possible de l'intégrer totalement à une liste d'êtres vivants ordinaires. La conscience serait dès lors ce qui constituerait sa plus forte démarcation du reste de la Nature, elle l’élèverait au dessus des autres par l'aptitude qu'elle lui offre, qui n'est autre que celle d'être conscient de sa propre présence. Mais bien qu…

Doit-on tout faire pour être heureux ?

Introduction : Le bonheur, pour l'opinion, réside dans la satisfaction des désirs nous procurant du plaisir, ce qui sous-entendrait que pour être heureux, il suffirait d'accumuler le maximum de plaisirs possibles. Un tel point de vue rend donc légitime, puisque le bonheur vise notre bien, la mise en oeuvre accentuée de la recherche de plaisirs. Et dès lors se demander si l'on doit tout faire pour être heureux, c'est s'attendre à une réponse positive. Cependant, la question prend une toute autre tournure dès lors que l'on comprend que le : "doit-on", ramène à l'idée de devoir et d'impératif. Ainsi, la question devient plus problématique puisqu'elle devient : Faut-il faire de la recherche de plaisirs un impératif ? Mais nos conclusions depuis le début sont peut-être erronées car nous concevons le bonheur comme obtention de plaisirs, or, ce qui différencie le bonheur du plaisir, c'est que le bonheur est durable et constant, tandis que le …