Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du 2014

L'homme est-il un être à part dans la Nature ?

 Introduction :   Bear Grylls    En concevant la Nature comme un système clos régi par ses propres lois, et en considérant que l'homme, minuscule comparé à elle, en fait partie intégrante, alors il est possible de penser qu'il n'en constitue pas une exception, il est tout comme le reste des êtres vivants, soumis à ses lois, et ne peut ainsi, pas être distingué à la manière d'un « élu ». Pourtant, toujours en considérant l'homme d'un point de vue biologique, mais en ne lui négligeant pas ce qui constitue bel et bien une spécificité en lui étant propre, à savoir la « conscience », un problème se pose puisqu'il ne nous serait plus possible de l'intégrer totalement à une liste d'êtres vivants ordinaires. La conscience serait dès lors ce qui constituerait sa plus forte démarcation du reste de la Nature, elle l’élèverait au dessus des autres par l'aptitude qu'elle lui offre, qui n'est autre que celle d'être conscient de sa propre p

Lettre à un homme - Sortir de l'engrenage infernal de la passion

          «Tu la quitte en la laissant là, sans excuse valable, sans savoir qu'en agissant ainsi, tu la rend incapable d'aimer quelqu'un d'autre. Elle t'aimait vraiment et tu lui fait regretter d'avoir osé plonger dans le fleuve de la passion. Tout au fond de ce fleuve, elle se noie car tu as lâché sa main et tu es remonté à la surface seul. Dans ce fleuve, elle trouvera d'autres poissons, avec qui elle tentera de remonter à la surface mais en vain car elle ne les aimera pas vraiment, et les abandonnera comme toi tu l'as fait. Tu ne le sais pas encore, mais d'autres femmes ont subi le même sort, et elles sont elles aussi prêtes à se venger sur toi... C'est ainsi que fonctionne le cercle vicieux de la passion. Tu en trouvera une autre avec qui te sentira heureux, au point d'oublier qu'une autre se sentait pareillement heureuse avec toi, cette même autre que tu n'as pas hésité à négliger pour ton bonheur personnel, en égoïste profond q

De l'autre côté du Bien

 «  Observez-donc le mal dans le monde. Observez l'histoire et ce que l'homme peut faire à son semblable. Dans tout ce bazar il est évident que Dieu n'y est pour rien. Croyez en Dieu si vous le voulez mais cessez d'affirmer que sa volonté s'accomplit sur Terre dès que l'homme accomplit quelque chose de bon, et d'accuser le Diable dès lors que l'homme fait le mal. Tout ce qui est à l'oeuvre dans le monde, c'est l'humanité elle-même. Arrêtez d'accuser des entités afin de déresponsabiliser l'homme de ses actes. Personne n'est perdu, mais tout le monde est responsable. On peut faire le mal même en ayant la foi et faire le bien même en étant athée. Vous insultez les mères et les sœurs d'autrui et vous prétendez croyants avant de vous coucher, stop, le Diable n'agit pas sur vous, vous êtes le Diable ! Que vous êtes le Diable ne signifie pas que vous avez été conditionnés par une entité aux mauvaises intentions, mais tout simple

Le sens de la vie

« La souffrance est ta seule amie, et elle vient de nouveau frapper à la porte de ton cœur aujourd'hui. Mais elle ne vient pas pour une simple visite, elle t'emmène pour un voyage sans retour.  Sans commencement ni fin. Avec un départ mais sans arrivée. Elle te pénètre, envahit ton sang et toutes tes cellules. Rendant ton corps plus vieux qu'il ne l'est réellement. La souffrance pense qu'il est grand temps que tu t'en ailles, et nul ne vient à ton secours. Nul ne vient lui dire qu'elle a tort de penser ainsi. La souffrance connaît et est ta seule voie, une voie pleine de blessures. La seule voie pour tomber. Fort comme l'était ton cœur, Il s'attendrit en cessant de battre. Je t'observe pousser ton ultime souffle. Ses battements se font rares désormais. Je sais ce que cela signifie. Tu l'as choisie, tu as décidé de la suivre. Tu as choisi la souffrance. Si ton âme avait des ailes, je pourrais la regarder quitter ton enveloppe charnelle. C'

Du Néant à l'amour

« Le plus dur je pense, c'est de constater que personne ne vous comprend, même pas vous-mêmes. Quand vous êtes comme ci ou comme ça sans savoir pourquoi. Les autres penseront qu'il s'agit juste d'une mauvaise habitude sans savoir qu'il s'agit d'un appel au secours, que personne n'entend malheureusement, et qui peut s'avérer parfois n'être  jamais entendu par personne, si ce n'est par ce vide qui se trouve en nous et que l'on appelle « conscience ».  Qui n'a jamais essayé de se renfermer sur lui-même pour trouver un réconfort que le monde extérieur ne parvenait pas à lui donner ? Qui n'a jamais lu ces phrases sur les réseaux sociaux affirmant qu'il vaut mieux avancer seul que mal accompagné ou encore qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même ? Mais qui n'a jamais en même temps ressenti le vide que provoque le repli sur soi ? L'amplification de la solitude que donne à sentir le repli sur soi n'est

L'homosexualité peut-elle faire l'objet d'un reproche ?

Introduction : Nous devons désormais nous attaquer à l'un des plus gros débats contemporains ; l'homosexualité. Être homosexuel, c'est être attiré par une personne de sexe similaire au sien. En ce sens, au premier abord, l'homosexualité semble s'opposer à la nature humaine, qui, parce qu'elle sépare l'homme et la femme par le sexe, suppose que les opposés (le sexe masculin et le sexe féminin ), se croisent. Par conséquent, en observant les choses ainsi, l'homosexualité peut faire l'objet d'un reproche puisqu'elle est présentée comme une contradiction avec les lois de la nature. Mais pourtant, si l'homosexualité est bel et bien une désobéissance aux lois de la nature, c'est qu'elle est la preuve d'une liberté, puisque être apte à choisir de ne pas faire ce qu'on est censé faire, c'est être libre. Or, l'existence de la liberté suppose qu'il n'y ait rien qui détermine un homme a faire ceci ou cela, à se com

Se Transcender ( Rencontre entre Sartre et Nietzsche ) Qu'est-ce qu'une vie réussie ?

« Dans la vie, on peut parfois avoir l'impression d'être fini, d'être arrivé au bout à travers notre réussite par exemple, ou même, dans le cas contraire, après un nombre incalculable d'échecs, on peut penser qu'il n'y a plus d'espoir pour nous, que nous resterons les mêmes jusqu'au bout puisque quoi que l'on fasse, rien ne fonctionnerait. A voir les choses ainsi, peu de perspectives s'ouvrent à nous dans la mesure où, comme le dit le proverbe « on ne se refait pas », ou « on est ce que qu'on est ». Pourtant, une grande question se pose derrière cette conception de l'existence, car elle suppose que l'existence est un cercle clos dans lequel il y a deux possibilités ; la réussite ou l’échec, et que nul ne peut, en allant contre la force des choses, lutter contre l'atteinte de l'une de ces deux possibilités. Concevoir l'existence ainsi, c'est donc se placer du côté de la destinée, c'est à dire, de l'idée

Peut-on concevoir un monde sans l'homme ? - ( Seconde proposition de traitement )

Introduction : Concevoir, c'est élaborer une chose dans son esprit, et la réaliser ou la faire se réaliser. Un homme élabore par exemple dans son esprit, une chaise, il s'en forge une image abstraite qui préexistera à la chaise réelle et concrète qu'il construira ensuite, donc qu'il rendra réelle. Le monde, désigne l'ensemble de tout ce qui existe de manière concrète. Concevoir une chaise, reste donc possible pour un homme, mais concevoir "un monde", semble à priori absurde et dépasser, en terme de possibilité, la condition humaine. Concevoir, comme nous l'avons vu, nécessite une opération spirituelle, et, l'homme, possède bien l'outil nécessaire (l'esprit) pour se forger l'image d'un "monde", mais ne semble pas posséder la puissance nécessaire pour le réaliser. Créer, c'est faire exister quelque chose qui n'existait pas encore, or, et on le sait, le monde préexiste à la conscience. Il semble donc plutôt logiq

Liberté et Temps

« Je ne puis désirer la liberté de tous, sans mettre en même temps de côté ma liberté individuelle. De même que je ne puis choisir de faire ceci, sans nier en même temps cela. C'est pourquoi je ne puis aimer une femme, sans refuser en même temps d'en aimer une autre. Toute action, comme on le voit, est donc, en soi, une limitation nécessaire de ma liberté future. C'est là l'un des caractères paradoxales de la liberté. Elle est une réalité concrète, qui se limite sans s'épuiser pour autant.  Sartre définit la liberté comme le mouvement par lequel chaque homme se réalise lui-même, mais la définit d'une manière bien spécifique, puisque avec lui, notre conception si positive de la liberté disparaît. « L'homme est condamné à être libre », c'est à dire que la liberté n'est plus une quête, un but que l'on suit, mais la condition même de notre vie. Que la liberté ne soit plus une quête, mais une condition, cela signifie que chacun de nos actes est u

Le Jugement Dernier d'un point de vue existentialiste

« On meurt toujours trop tôt ou trop tard. Et cependant, la vie est là, terminée : le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie. » Jean-Paul Sartre, Huis Clos  Le jugement dernier, d'après l'opinion religieuse, est ce jour où se manifestera aux humains, le jugement transcendant de Dieu sur leur pensées et sur leurs actes. Le fameux jour où « tout se paye », et où il faut assumer les conséquences de sa propre existence sur Terre. D'un point de vue purement religieux, ce jour est à craindre, et c'est par rapport à la crainte de ce jour que notre existence se forme. Comme le réclame la religion, il faut accomplir la morale divine, afin d'être récompensé lors du jugement. Ne pas le faire, se paye de la punition suprême ; l'ouverture des portes de l'enfer.  L'idée de notre réflexion actuelle, est de se livrer à une interprétation purement existentialiste du jugement dernier. On se demandera donc de la même