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Articles

Affichage des articles du janvier, 2018

Suis-je condamné à être libre ?

Suis-je condamné à être libre ? Cette question contradictoire nous permettra de nous rapprocher d'un des philosophes que j'ai le plus apprécié lorsque j'ai découvert la philosophie : Jean-Paul Sartre. Le philosophe français affirmait que l'homme était "condamné à être libre". L'affirmation sonne d'autant plus paradoxale que la liberté est par excellence l'opposé absolu de la condamnation. Est libre celui qui n'est soumis à rien, dont la volonté n'est pas obstruée, éteinte ou étouffée par quelqu'un ou quelque chose d'extérieur. Ce qui, par conséquent, fait de la liberté un idéal d'accomplissement dans la mesure où être libre consiste justement en la possibilité de suivre sa volonté sans aucune contrainte. La condamnation se présente quant à elle, plutôt comme l'influence d'une force extérieure sur la volonté ; je suis condamné à partir du moment où, quoique je veuille, les choses sont décidées par une force qui me dépass

La femme noire, un amour perdu en reconquête

Lupita Nyong'o Le temps qu'il m'a fallu pour apprendre à apprécier la beauté de la femme noire n'a d'égal que le travail qui est entretenu  depuis notre tendre enfance et qui a pour effet de la rabaisser non seulement elle, mais aussi l'homme noir de façon générale.  Les plaisanteries discriminantes, les comparaisons aux singes, les moqueries sur la taille et la forme du nez .  Tous ces éléments ne font partie que de la discrimination active qui a été exercée sur nous. C'est-à-dire le racisme brut, sans volonté quelconque de dissimulation.  La discrimination passive quant à elle, consistait en la mise en valeur perpétuelle, dans la publicité, d'un certain idéal blanc au sens épidermique et capillaire. Les cheveux lisses comme idéal capillaire, puisque les meilleurs produits n'étaient conçus que pour ceux-là, et la peau blanche comme idéal épidermique, pour la même raison. Je ne dis pas que ces publicités étaient, par essence, diffusées pour

Les dérives de l'anti-racisme en France

On entend de plus en plus ces derniers temps, en regardant les informations, les débats, les opinions populaires, que la France souffre d'un repli communautaire important. Autrement dit, certaines des nombreuses communautés étrangères qui composent le pays cosmopolite qu'est la France, ne se reconnaissent plus, ou du moins, semblent se marginaliser par rapport à ce que nous devrions appeler notre Nation. Psychanalystes, psychologues, philosophes et autres intellectuels s'interrogent en direct ou dans des livres plus ou moins partiaux sur les causes et les fondements de ce phénomène.  J'ai beaucoup de mal ces derniers temps avec les intellectuels, les personnages publics ou encore les sportifs qui jugent certaines affaires, pour la raison qu'ils ne vivent pas la réalité du problème qu'ils traitent sur le terrain. Surtout lorsqu'il s'agit de racisme, c'est très compliqué d'accepter que quelqu’un d’une autre communauté dicte l'attitude q