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Articles

Affichage des articles du janvier, 2015

Ce qui se cache derrière les «je t'aime»

    Lorsque l'on est amoureux, il n'y a rien de plus important pour chacun que d'entendre ces deux mots : «je t'aime». Ces mots, ont une valeur sentimentale : ils rassurent sur le fait de savoir que l'autre a besoin de nous. C'est pour cela qu'on dit généralement que ce mot ne se prononce pas n'importe quand, car il est censé «venir du cœur». En d'autres termes, on est censé dire je t'aime lorsqu'on sent qu'il est nécessaire de le dire, que c'est plus fort que soi. Quel est le risque alors lorsqu'on aime, sinon que la personne qu'on aime nous prononce ces mots sans parler sincèrement ?    C'est ainsi qu'on en arrive à éviter de faire confiance, et à considérer qu'une personne qui dit qu'elle nous aime en très peu de temps ne dit pas la vérité. Le «je t'aime» peut-il être sincère même lorsqu'il est dit très vite ?    Tout d'abord, qu'est-ce veut dire «je t'aime» ? Dire je t'aime,

Le jeu de la mort/ Faut-il avoir peur de la mort ? / Pourquoi craindre la mort ?

«On n'a pas peur de la mort, on la craint. Pourquoi ? Parce que la crainte n'est pas la peur. La peur a un objet identifié, elle est consciente de ce pourquoi elle existe, tandis que la crainte n'a pas d'objet, son sentiment n'existe justement, que parce qu'il n'est pas certain de l'existence de son objet. Autrement dit, on ne peut dire que l'on a peur d'une chose, que si on la connaît, que l'on peut expliquer son sentiment. Quelqu'un peut dire qu'il a «peur» de la violence d'un autre, parce qu'il connaît cette violence. Il dira au contraire qu'il «craint» quelqu'un d'autre, parce qu'il n'est pas certain de ce qu'il est, il n'a aucune idée de s'il est violent ou non. Alors, nul n'a peur de la mort, chacun la craint.  Mais pourquoi craindre la mort ? Le problème, c'est qu'il est plus rationnel d'avoir peur que de craindre, parce qu'on n'est pas censé être perturbé

Par delà le monde / La recherche du vrai est-elle un aveu d'impuissance ?

«L'homme cherche "la vérité": un monde qui ne puisse ni se contredire, ni tromper, ni changer, un monde vrai - un monde où l'on ne souffre pas; or la contradiction, l'illusion, le changement sont cause de la souffrance! Il ne doute pas qu'il existe un monde tel qu'il devrait être; il en voudrait chercher le chemin(...). Où l'homme est-il allé chercher le concept de réalité? Pourquoi déduit-il justement la souffrance du changement, de l'illusion, de la contradiction? Pourquoi n'en tire-t-il pas plutôt son bonheur?... Le mépris, la haine de tout ce qui se passe, change et varie - pourquoi cette valeur attribuée à ce qui dure? Il est visible que la volonté de trouver le vrai n'est que l'aspiration à un monde du permanent. Les sens nous trompent, la raison en corrige les erreurs; donc, a-t-on conclu, la raison est la voie qui mène au permanent; les idées les moins concrètes doivent être les plus proches du "monde vrai". - L

Qu'est-ce qu'un menteur ?

Les mots sont des prononciations malléables, totalement libres et contingents. Mais les actes sont des réalisations. On définit généralement le menteur, comme celui qui énonce des propos en les tenant pour vrai, alors que ceux-ci sont faux. Ainsi donc le menteur, serait, du point de vue de l'exigence morale, celui qui ne répondrait pas à la nécessité de véracité dans les propos énoncés à l'autre. Pourtant, il faut analyser en profondeur, différents degrés de mensonge, et pourquoi pas, écarter certaines conceptions erronées. On le sait, une telle réflexion est intensément liée à la morale. Or, la morale a ceci de spécifique qu'elle dépend de celui qui décide de la respecter, tout en étant un «devoir». Partant de ce principe, un problème se pose vis-à-vis de la définition du menteur : en effet, on peut distinguer en premier lieu, deux types de menteur. En éducation, il est inculqué aux élèves un enseignement. Cet enseignement, en tant qu'il est jugé essentiel pour la

L'éthique à Charlie/Du rire aux larmes.

Quelques regrettées victimes de l'attentat      Tous les hommes sont désolés, nul ne peut ne pas être triste face à des événements comme ceux là. Mais tout le monde ne peut pas prétendre «être Charlie» seulement aujourd'hui, c'est-à-dire maintenant que le mal est fait et que la situation est irréversible. Etre Charlie, signifie à l'heure actuelle, se lever contre l’extrémisme religieux, éprouver de la compassion pour les disparus ainsi que leur familles. Comme s'il n'y avait qu'aujourd'hui que cela dérangeait. La question qui se pose, c'est pourquoi attendre que de tels actes se produisent pour décider d'agir ? Pourquoi les hommes attendent-t-ils toujours que le pire arrive pour enfin désirer le meilleur ? Mais ce n'est pas tout, puisque ce qui est d'autant plus choquant, est de voir toutes ces voix élevées au nom de la liberté d'expression. Liberté même que certains d'entre eux niaient lors de l'affaire Dieudonné. Di

« Une tache indélébile dans l'oeuvre de Dieu ». / La souffrance des enfants justifie-t-elle l'athéisme?

Il y a peu, j'ai découvert en lisant un livre d'André-Compte Sponville, un philosophe que je ne connaissais hélas, que de nom; Marcel Conche. Le livre en question s'intitulait Pensées sur l'athéisme, et comme André-Comte, partage souvent à la fin de ses livres, quelques extraits d'écrits de philosophes en lien avec le thème abordé, j'ai pu lire un extrait d' Orientation Philosophique, avec lequel j'ai tout de suite noué des liens significatifs. Il y était question du problème de Dieu et de la morale. En effet, Conche y met face à face la croyance en Dieu et ses propres contradictions, d'une manière que je trouve tout simplement remarquable ; à travers la souffrance des enfants. Il convient d'en lire les extraits en premier lieu : « La souffrance des enfants devrait suffire à confondre les avocats de Dieu. […] . C'est que la souffrance des enfants est un mal absolu (un tel mal garde son caractère dans quelque contexte qu'on le consid